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Interview Chelsea (Music Urbaine Mag)

Interview Chelsea (Music Urbaine Mag)

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Urbenhits en partenariat avec Music UrbaineMag vous propose d'aller à la découverte de Chelsea, jeune rappeuse togolaise. Bonne lecture

Salut à tous. Music urbaine Mag vous amène comme prévu dans le monde de #Chelsea ou encore Sea l’artiste rap / rnb togolaise. L’artiste nous fait un flashback sur son passé (comment elle est entrée dans la musique hip hop), elle nous parle de certains de ses morceaux ses projets… Allons tous à la (re)découverte de Chelsea


MUMag : salut Chelsea, la forme ? Présente-toi aux lecteurs.

Chelsea : Bonjour Music Urbaine Mag, bonjour à tous. Je vais bien et j’espère que vous et mes fans êtes en pleine forme. C’est Chelsea Venusia Kéoula. Mon nom d’artiste est Chelsea. Je suis une rappeuse et chanteuse togolaise qui travaille actuellement avec OJELO Média.

MUMag : Raconte-nous tes débuts dans la musique hip hop.

Chelsea : J’ai découvert le Rap à l’époque avec des chaînes comme Trace et mon grand frère qui est assez mélomane. A 12ans, des amies m’ont fait écouter Diam’s et c’était la première fois que j’écoutais une fille faire du Rap en français. Avant ça je ne faisais que du chanter mais j’ai tellement été impressionnée par Diam’s que je me suis mise à écrire aussi du Rap français. Dans la même année j’ai été en studio pour la première fois avec l’aide de quelques amis et j’ai enregistré mon 1er Rap juste pour voir de quoi j’étais capable. J’ai continué sur cette voie et j’ai créé un groupe avec des camarades en classe de seconde. On s’entrainait de temps en temps mais on n’a pas trop duré ensemble. J’ai connu donc mon beat-maker Elliot (Black Tigger) et j’ai enchaîné des morceaux chez lui. Ces morceaux je les ai mis sur internet et chantés sur plusieurs scènes, ce qui a permis au public de me connaître avant que je ne me décide à sortir un premier single.

MUMag : Le morceau grâce auquel le public t’as connu est titré « Al ». Rappel nous quelques paroles de ce son et dis-nous ce qui t’as inspiré l’écrire.

Chelsea : « Al, Al les haters on dit quoi ? Cool ! Cool sur la scène je suis cool…J’ai encore débarqué, que les jaloux tombent massivement. Au lieu d t’occuper de CK, tu ferais mieux d taffer ton flow… ». Rien de si spécial que ça. Au fait ce son c’est juste pour dire au public que je suis là. J’avais commencé à enregistré des sons mais je n’avais vraiment lancé aucun single donc pour un premier single je voulais dire que je suis là pour de bon.

MUMag : Sur le morceau majeur en l’air, on peut t’entendre dire « quand je dis que je suis al, ce n’est pas pour dire que je reste au même niveau… » Que veux-tu dire par là ?

Chelsea : Rire ! Dans « AL » je dis au refrain « Je suis AL » pour dire que je suis maintenant dans le showbiz, mais j’ai voulu utiliser cette parole pour comme une punchline et ça m’est venu en tête. Je suis AL dans le showbiz mais j’évolue et l’époque de AL est révolue. Vous avez pu constater ma progression depuis AL jusqu’à mon nouveau single AKPNM. Je taffe et je ne m’arrête pas, j’évolue…

MUMag : Dans d’autres pays de la sous-région comme le bénin, la musique hip hop une considérée comme une musique de voyous, de non scolarisés… est la même image que les gens ont du hip hop au Togo ?

Chelsea : Il n’y a pas que le Bénin et le Togo d’ailleurs ! Je crois que dans le monde en général c’est ce qu’on pense mais vous savez, c’est pas normal. Moi là plupart des mecs que je vois rapper en français par ici sont allé assez loin dans les études. Il y en a d’ailleurs qui sont encore étudiants comme moi. Le Hip- Hop c’est une musique qui fait réfléchir, qui permet de dénoncer. Ça devrait normalement être bien vu…

MUMag : En tant que fille, comment te sens tu dans le milieu du hip hop ? Un milieu dominé par les garçons et comment se passent les collaborations avec ces derniers ?

Chelsea : Je me sens bien dans ce milieu grâce à l’amour que j’ai pour la musique et tous ceux qui me soutiennent. Les collaborations se passent très bien on s’entend plutôt bien…

MUMag : En parlant de collaboration, tu as fait un featuring avec Myra parle nous de cette chanson

Chelsea : J’ai découvert Myra un jour en regardant la télé et ça m’a plu de voir une « Diam’s du Togo » (rire !) ! J’ai voulu faire un featuring avec elle. C’était comme un de mes rêves et je voulais aussi travailler avec DJ Rick. Disons que les deux rêves se sont subitement réalisés lol ! J’avais eu mon Bac 1 et c’était un cadeau que ma mère m’avait fait (un son dans un vrai studio). Mon manager a pris contact avec Myra et son staff et le reste a suivi. On a décidé du thème entre nous et tout le reste…

MUMag : IL y a quelques jours, tu as sorti un nouveau morceau titré « akpenamawu » qui veut dire en français « Dieu Merci ». Qu’est ce qui t’as motivé à écrire ce morceau ?

Chelsea : Dieu nous fait beaucoup de bonnes choses. Déjà la vie qu’il nous donne, c’est grand. Ebola est passé, par exemple, et ce n’est pas arrivé à notre niveau. Je suis artiste et plein de yeux sont rivés sur moi mais Dieu me protège et je tenais à lui dire merci pour tous ses bienfaits dans ma vie et celle de mes proches. C’était également l’occasion de faire quelque chose de créatif. J’avais envie de créer sur ce beat (big up à DJ C en passant !) mais je ne pensais pas que j’aurai à parler de Dieu mais bon c’est venu avec l’inspiration, tout naturellement. Au final je me suis retrouvée avec du Trap-Gospel et c’est tant mieux ! J’ai chanté pour le Dieu qui me protège au lieu de chanter pour le monde qui m’observe avec différents regards…

MUMag : Récemment, tu as signé avec le label Ojelo Production, label sous laquelle tu as sorti « Majeur en l’air » comment se passe le travail avec ton nouveau staff ?

Chelsea : Le travail se passe pas mal du tout. Déjà, faut noter que j’ai commencé à travailler avec eux depuis la sortie de AL. Mon producteur a financé ma promo et c’était super cool, c’est sur des chaînes internationales comme NTV2, Africa Box, RTI2 et d’autres encore…
« Majeur en l’air », je dois préciser, n’est que le 5e épisode d’une série de freestyle que je fais pour ne pas trop mettre en attente mes fans, pour qu’ils ne me sentent pas trop silencieuse. C’est aussi ce moyen que j’ai trouvé pour m’exercer sur différents styles, côté flow et côté texte. « Majeur en l’air » n’est pas un single. C’est mon 5e freestyle sauf que cette fois c’est en vidéo.

MUMag : Quels sont tes projets à court et à long terme ?

Chelsea : A court terme je dirais que, mon staff et moi, nous nous efforçons pour la sortie d’une nouvelle vidéo ces vacances avec une bonne promotion et tout...qui sera suivie dans quelques mois d’une autre vidéo encore. Je profite donc de cette occasion pour lancer un appel à tous ceux qui voudraient bien aider. C’est vrai j’ai un producteur et nous sommes liés par un contrat mais les temps sont durs, trop de viande ne gâte pas la sauce et « c’est en éclairant la vie de vos semblables que vous illuminez la votre ». Ma page facebook est là : Chelsea Officiel Rappeuse, vous y trouverez aussi les contacts. Vous avez la possibilité de collaborer avec OJELO Média et de participer à mon émergence.
A long terme, bien sur, un album, des concerts, une carrière, des collaborations de ouf…

MUMag : A part la musique tu fais quoi ?

Chelsea : A part la musique je suis étudiante en 2e année de Gestion des Ressources Humaines

MUMag : D’après certaines rumeurs, tu te ferais draguer par certains mc’s du game. Dis-moi comment imagines-tu une relation avec un rappeur ?

Chelsea : Hahaha ! Je crois qu’on ne devrait même pas appeler ça « rumeur » ! C’est évident ! Toute fille artiste se fait beaucoup draguer surtout par d’autres artistes qui croient que c’est parce qu’ils sont aussi artistes que c’est automatique que la fille accepte! Tout ce que je peux dire est que, pour le moment, je vois mal ma vie de couple en mode « Beyoncé et Jay-Z » ou en mode « Monsieur et Madame Obama »

MUMag : Mots de fin

Chelsea : Merci au GNRL AKM, merci Music Urbaine Mag (MUMag) de m’avoir invitée et de votre patience (parce que internet en Afrique ne se porte pas trop bien ! mdr !). Merci à tous ceux qui me soutiennent et à ceux qui voudraient le faire… Gros coucou à mon producteur James, à tout le personnel d’OJELO Média, à ma mère et mon petit frère adoré, à mes fans que j’aime énormément, à tous mes potos de Jah Live Music et partout… Bref si vous m’aimez, je vous aime aussi !
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